J-5 tu parles… C’était compter sans l’émotion causée à petit frère par le bruit des cris de victoire des supporters belges de foot vainquant l’équipe d’Italie en Chine au moment où je vous écrivais mon dernier article dans un café famennois… Ou alors c’est la pleine lune qui l’a décidé… Ou alors tout simplement le ventre de Maman devenait vraiment vraiment trop exigu…
Mais… le lendemain matin (dimanche 17 août), je me suis levé plus tôt qu’à mon habitude (7h30), pour demander à Maman de mon plus irrésistible « s’il te plaît », si je pouvais regarder l’éléphant dans la glace avec les grand crocrodiles (Ice Age 2)… Et du coin de l’œil, j’ai observé… et j’ai deviné qu’il se tramait quelque chose…
Le gynéco avait dit qu’on pouvait sans problème rester loger dans notre Famenne profonde, pour autant que, le jour J, on ne traîne pas à partir… A 8h30, Maman avait une légère suspicion de contraction. A 8h55, contractions très précises toutes les 10 minutes… Héhé… Papa et Maman sont moyennement au point… Préparer les sacs, ne rien oublier, ranger tous mes jouets qui traînent dans le jardin, sortir les poubelles, se laver les cheveux pour avoir l’air beaux à la maternité, vérifier les appareils photos, m’habiller, etc… Nous sommes partis à … 10h35…
On m’a droppé dans la voiture de Mamy sur un parking d’autoroute (je suis tout de même conciliant !), encore barbouillé des tartines Nutella mangées sur la route.
A 15h, Mamy est venue me tirer de ma sieste, avec une tête inoubliable (jamais vu Mamy musique aussi émue, même le jour où elle s’est offert son iphone)… « On va voir ton petit frère »… Je ne me suis JAMAIS réveillé d’une sieste aussi vite (et ceux qui connaissent mes réveils apprécieront).
Sur le parking de l’hôpital, pas de petit frère courant vers moi, mais juste Papa, qui m’a pris dans ses bras, jusqu’à une chambre du dixième étage… Je crois que je n’ai pas respiré jusque là… Et là, près de la fenêtre dans une bassine en verre, … IL était là, en vrai, tout endormi… Ce n’était donc pas une blague toute cette histoire… Petit frère ressemble aux bébés de la crêche, en plus petit… Il s’appelle Louis… 10 minutes après je le tenais dans les bras, et lui caressais doucement la tête, et le ventre… Et il n’a MEME PAS PLEURE !!!
La petite boule d’appréhension que j’avais,
j’avoue, dans la gorge a fait plop et a disparu comme par
enchantement à cet instant… Maintenant, on est une FAMILLE,
comme mes éléphants…
Il y a Papa, Maman, et les enfants…

Grand frère… Léon… et Petit frère… Louis… comme si c’était inscrit quelque part dans le sable, depuis longtemps…

A compter d’aujourd’hui, la vie sera un peu différente… et mon blog aussi…
Aventures à suivre !
Votre Léon



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